PRESS
BIRTHDAY CAKE FOR BREAKFAST
The new DAKINIZ record, ‘ Raging Shouts’ , has all the rhythmic build up, loud bass guitar, off-kilter riffs, vamping and stop/start rhythms of your favourite Fugazi albums, but with more sense of joy: DAKINIZ sound like they smile a lot. There’s also a trebly almost surf-rock sound to the guitar that shouldn’t work but totally does, and the singer’s got a wide range from falsetto to guttural mumbles to big bombastic shouts.
Le nouveau disque de DAKINIZ, « Raging Shouts », possède toutes les montées rythmiques, la grosse basse, les riffs de travers, les motifs répétés et les rythmes stop/start de vos albums préférés de Fugazi, mais avec davantage de joie : DAKINIZ donne l’impression de beaucoup sourire. La guitare a aussi un son aigu, presque surf-rock, qui ne devrait pas fonctionner mais fonctionne totalement, et le chanteur couvre une large palette, du falsetto aux marmonnements gutturaux jusqu’aux grands cris explosifs.
‘ Raging Shouts ‘ has a massive sound. It’s such a big sound that I just sort of assumed there were five people in the band, two guitarists and a vocalist whose only role is to sing – but it turns out there are only three of them, once again proving Bob Mould right that the power trio is the peak of rock music. And like all the best power trios, all the components play equally important parts, take turns being front and centre, and subordinate themselves to serving the song as a whole. With songs like this, if you hear them in the right setting (instead of on some device with the time displayed as a number right there in front of you) you don’t have any idea when – or if! – it’s going to end, and you hope it never will.
DAKINIZ make aggressive post-punk tempered with just a little sugar, playing abrasive part after abrasive part but somehow arranging them together in a way that ends up catchy. At the end of the day, underneath all the angry hollering and distortion and pummelling drums, this is feel-good, life-affirming music. Nate Holdren
ROLLING STONE
Pas souvent de la place pour une autoproduction, mais ce "Raging Shouts" mérite l’exception. À ranger directement entre les productions sèches de Shellac celles de Fugazi, cette quatrième galette de Dakiniz est allée trouver du son outre-Manche, au BearBitesHorse studio de Wayne Adams. Alors, bien sûr, ça sonne très 90’s, du côté de l’alternatif brut de Washington, mais rien qu’à l’écoute de "Handbrake", par exemple, on sait que le hardcore des Parisiens ne se limite pas à cela. D’ailleurs, "Score One For Satan" pencherait plus vers le Jon Spencer Blues Explosion tellement tout est aride ici, jusqu’au jeu guitare-basse. Après huit ans d’existence, et même si l’expression est facile, on parlera de l’album de la maturité pour Dakiniz. C’est sûr, ce n’est pas ici qu’on trouvera des chansons à siffler sous la douche, mais sûrement de l’énergie à revendre. Surprise de la semaine. Silvère Vincent
RAZORCAKE
These Parisians have a sound that reminds me of many different noisy post-punk favorites, but more often than not these songs left me with a Mclusky or Future Of The Left kind of feeling… aggressive, bass-driven, and “shouty.” There’s a song that very much reminded me of Les Savy Fav, and other times I can hear the influence of The Jesus Lizard. A level of melody and catchy musicality here puts this release more on the “rock” side of things, but it’s solid and filled with really catchy parts, something I’ll never complain about. These nine songs have plenty of hooks, but come with welcomed rough edges and chunky bass lines to dirty it up a bit. Enjoyable. Mark Twistworthy
Ces Parisiens ont un son qui me rappelle beaucoup de mes groupes post-punk noisy préférés, mais la plupart du temps ces morceaux m’ont surtout laissé une impression à la Mclusky ou Future Of The Left : agressive, menée par la basse et très criarde. Un morceau m’a beaucoup rappelé Les Savy Fav, et à d’autres moments j’entends l’influence de The Jesus Lizard. Le niveau de mélodie et le côté accrocheur placent ce disque davantage du côté du rock, mais l’ensemble est solide et rempli de passages vraiment mémorables, ce dont je ne me plaindrai jamais. Ces neuf morceaux ont beaucoup d’accroches, tout en conservant des aspérités bienvenues et de grosses lignes de basse qui viennent salir l’ensemble juste comme il faut. Très agréable. Mark Twistworthy
CORE AND CO
Il y a une boule d'énergie qui accompagne chaque morceau durant ce disque vraiment bien nommé : Raging shouts. Quand en plus de la patate, les musiciens se trouvent bien inspirés sur les plans plus "techniques" comme la construction des morceau, la touche mélodique, la rage, le riffing, les rythmiques bien fofolles et tout le bordel qu'on attend d'un album bien torché et parfaitement mis en son, on passe plus d'une demi-heure à prendre son pied. Quand tout ce bordel sanitaire sera fini et qu'on pourra recoller son torse nu, puant transpirant comme d'autres torses nus puants et transpirants tout en renversant les bières de jeunes imprudents, faudra aller voir Dakiniz. En attendant, faut absolument les écouter. Tookie
MAXIMUM ROCKNROLL
Spastic angular noise rock from France. Borderline ’90s emo with a bit of DRIVE LIKE JEHU and JON SPENCER in the mix. Ray Lujan
Noise rock anguleux et spasmodique venu de France. À la limite de l’emo des années 90, avec un peu de DRIVE LIKE JEHU et de JON SPENCER dans le mélange. Ray Lujan
ZONE NIGHTS
Tenemos buen rock para que puedas sumar a tu biblioteca musical. Nos referimos al reciente álbum de Dakiniz, un material con el que, podrás encender tu rutina. Raging Shouts, es el nombre que lleva el disco, contiene 9 canciones y ya está listo para su descarga, desde las principales plataformas de venta de música en linea. Score One For Satan, forma parte de éste álbum, tiene clip oficial y lo podés ver acá. Solo dale al play y no olvides ir por tu copia. Es una presentación exclusiva de Zone Nights para Argentina. Enjoy!
Nous avons du bon rock à ajouter à votre bibliothèque musicale. Il s’agit du récent album de Dakiniz, un disque capable de mettre le feu à votre routine. « Raging Shouts » contient neuf chansons et est déjà disponible au téléchargement sur les principales plateformes de musique en ligne. « Score One For Satan » fait partie de l’album, possède son clip officiel et vous pouvez le regarder ici. Appuyez simplement sur lecture et n’oubliez pas d’aller chercher votre exemplaire. Une présentation exclusive de Zone Nights pour l’Argentine. Enjoy!
CULTURES CO
« Pour une soirée câline, lorsque la lumière se tamise, écoutez Dakiniz », ce message vous est gracieusement offert par Raging shouts , le dernier opus du groupe. … Ç’aurait pu faire l’objet d’une pub. 1- Parce que les messages publicitaires sonnent bien à l’oreille lorsqu’ils riment. 2- Parce que, sous une once d’objectivité, la plupart des « réclames » véhiculent un message sciemment erroné. Dans la nôtre, si les « câlins » ne sont pas proscrits, prévoyez du matériel de nettoyage : ça va gicler, ça va saigner ! Dakiniz adopte un côté néo metal dans l’élaboration de ses chansons, l’alternance de calme passant au tempétueux lorsque le propos s’emballe. Du rock underground noisy, il éponge le son : ça « Crunch ! » sous la dent, ça perce les tympans ! Derrière le micro, un chant pour le moins énervé. Pour le plus ? Il est … ÉNERVÉ !!! Plus qu’un trio, ces hommes forment un gang, une molécule d’eau, un atome d’oxygène pour deux d’hydrogène, inséparables en-dessous de 2000°. Par contre ceci explique la déliquescence de l’auditeur, soumis à la lave en fusion délivrée par le combo. Que vos préférences musicales aillent aux couplets ambiancés écrasés par des envolées à décapiter les réverbères ou que les fragrances souffreteuses de riffs smelly au sortir d’un ampli soit d’avantage votre « calmant », avec Raging shouts, Dakiniz vous fait naviguer dans le courant. Thierry Dauge
W-FENEC
Si tu aimes le rock garage bien déluré, qui dépote bien, alors tu peux te goinfrer des 9 titres noise rock garage qui se cachent derrière cette étrange pochette. Pas de baisse de tension durant cette grosse demi-heure, c’est incisif, c’est carré, c’est inventif et ça te déconfine le steak. Alex qui envoie des lignes de basse bien épaisses, Pierre qui écrase ses fûts, et Matt à la guitare comme à la voix, qui sait osciller entre noise, rock’n’roll et punk. Il y a le riff en boucle qui entraîne, la petite mélodie qui accroche, la saturation qui réchauffe. Ça s’enchaîne rapido, avec des titres qui tournent souvent sous les 3 minutes, hormis "The Last One"qui se termine comme un live en s’étirant vers quelques divagations électriques maîtri- sées. Alors oublie définitivement la Kangoo, Dakiniz c’est une Ford Mustang avec les pneus qui fument, le pot d’échappement qui crache du feu, le moteur qui hurle, faisant vibrer toute la carrosserie comme si elle allait exploser, et les trois gugusses dans l’habitacle qui t’invitent à une petite virée pour user de la gomme. Moi je dis, la promenade ne se refuse pas.
BRATS INDIE MUSIC
Impossible de rester de marbre à l’écoute de cet album. Voici une pépite française autoproduite dont il serait dommage de passer à côté, surtout en cette période où un bon petit 9 titres multivitaminé vous aidera à affronter les longues journées de confinement ou tout simplement vous motivera pour votre sport quotidien. Enregistré à Londres au Bear Bites Horse Studio de Wayne Adams (USA Nails, Death Pedals..) le groupe propose une musique inclassable tant une riche culture musicale se ressent derrière. Une multitude de groupes nous viennent à l’esprit en écoutant cet opus, parfois des petits côtés grunge à la Nirvana avec un autre à la Queens Of The Stone Age comme sur le titre NWO. Et puis la liste serait longue mais il y a aussi Fugazi, Dead Kennedys et les regrettés McLusky.. sans oublier des touches plus pop parfois. Enfin bref, la liste est longue ! De la musique aussi rock/punk explosive que festive comme ça, en concert c’est mémé qui doit bien pogoter !
VISIONS MAGAZIN
Nicht vom komischen Bandnamen abschrecken lassen: Das Trio Dakiniz spielt schön knorrigen, teil garagigen und zeitlosen Noiserock, wie er seit etwa Mitte der 80er in die Musikwelt Einzug hält und für Reibung sorgt. Nach zwei EPs erscheint 2017 mit "The Taste Is Good But The Smell Is Better" das erste Album. 2019 teasert die Band dann ihr neues mit ersten Songs an - und am 27. März ist mit "Raging Sounds" das zweite Album endlich erschienen. Neun giftige, schräge, groovige und verbissene Songs, die ihren US- und UK-Vorbildern in nichts nachstehen. Jan Schwarzkamp
Ne vous laissez pas rebuter par l’étrange nom du groupe : le trio Dakiniz joue un noise rock rugueux, parfois garage et intemporel, dans la lignée de ce qui agite le monde de la musique depuis le milieu des années 80. Après deux EP, le groupe sort en 2017 son premier album, « The Taste Is Good But The Smell Is Better ». En 2019, il commence à annoncer le suivant avec plusieurs morceaux, puis le 27 mars paraît enfin le deuxième album, « Raging Shouts ». Neuf titres venimeux, tordus, groovy et acharnés qui n’ont rien à envier à leurs modèles américains et britanniques. Jan Schwarzkamp
IMPATTO SONORO
Il disco si apre con NWO, brano che getta immediatamente l’ascoltatore tra le grinfie di un cantato nevrotico alla Trent Reznor e di un riff abrasivo per poi, dopo pochi minuti, trasformarsi in una ballata post-rock e, infine, ritornare nella baraonda da cui era partito. Mentre la traccia successiva Zulu Radio Star invoca ancora i Dead Kennedys come principale influenza della band francese, la terza, Handbrake, si affida al post-punk nelle strofe, strutturandosi attraverso fraseggi di chitarra alla Tom Verlaine, e all’hard rock nel melodico e innocuo ritornello che, invece, richiama i Queens of Stone Age di “Songs for the Deaf”. A rimettere in chiaro le modulazioni hardcore di “Raging Shouts” ci pensano subito dopo Score One for Satan e Sputnik, i due veri e propri assalti sonori noise-punk del disco. Il brano successivo, The Mario Bros Nemesis, invece, risulta l’ennesimo inno ai Dead Kennedys. Fucked for Ages e Abigail, rispettivamente settima e ottava traccia dell’album, rimandano il proprio suono rabbioso ai protagonisti della nuova generazione del punk rock inglese, gli Idles, e al composto noise rock dei McKlusky. The Last One, l’ultimo e migliore brano del disco, si distingue, invece, nei suoi sette minuti e mezzo di durata per la calibrata progressione con cui sonorità punk radiofoniche divengono prima raffiche noise e infine, grazie all’incalzare del basso, una macabra danza tribale. “Raging Shouts”, complessivamente, descrive i Dakiniz: una band capace di creare potenti tracce dal respiro classico che, tuttavia, ancora non riescono a godere di un sound personale e riconoscibile. L’ascolto del disco è comunque consigliato ai fan del genere. Isaia Silvano
Le disque s’ouvre avec NWO, morceau qui jette immédiatement l’auditeur dans les griffes d’un chant névrotique à la Trent Reznor et d’un riff abrasif, avant de se transformer quelques minutes plus tard en ballade post-rock puis de replonger dans le chaos initial. Le morceau suivant, Zulu Radio Star, invoque encore les Dead Kennedys comme influence majeure du groupe français, tandis que le troisième, Handbrake, s’appuie sur le post-punk dans les couplets, avec des phrases de guitare à la Tom Verlaine, puis sur un hard rock plus mélodique dans un refrain qui rappelle les Queens of the Stone Age de « Songs for the Deaf ». Score One for Satan et Sputnik remettent ensuite au premier plan les modulations hardcore de « Raging Shouts » : ce sont les deux véritables assauts noise-punk du disque. The Mario Bros Nemesis apparaît, lui, comme un nouvel hymne aux Dead Kennedys. Fucked for Ages et Abigail, septième et huitième titres, rapprochent leur rage de la nouvelle génération du punk rock anglais, notamment Idles, et du noise rock plus composé de McLusky. The Last One, dernier et meilleur morceau du disque, se distingue par ses sept minutes et demie et sa progression maîtrisée : des sonorités punk radiophoniques deviennent d’abord des rafales noise puis, grâce à la poussée de la basse, une macabre danse tribale. Dans son ensemble, « Raging Shouts » décrit bien Dakiniz : un groupe capable de créer des morceaux puissants au souffle classique, même s’il ne possède pas encore toujours un son totalement personnel et immédiatement reconnaissable. L’écoute reste vivement conseillée aux amateurs du genre. Isaia Silvano
MOWNO
Le trio se cale pied au plancher et délivre neuf titres hautement débridés, avec assez de maintien et de prises d’air pour pouvoir y poser quelques pirouettes bien équilibrées. La tête dans les amplis, mais sans confondre vitesse et précipitation, il fait transpirer un rock instinctif, truffé de détails énergiques et résolument accrocheurs ( NWO, The Mario Bros Nemesis, Abigail ). Un son de guitare moins massif n’empêchant pas les riffs assassins, un chant variant davantage ses intentions, et une fondation basse-batterie toujours aussi solide lui permettent également de confirmer sa faculté, déjà remarquée sur l’album précédent, à transformer ses refrains en hymnes éclatants ( Handbrake, Score One For Satan, Fucked For Ages, The Last One ). Constant sur le flux tendu de son rock noise direct et entrainant, Dakiniz dévoile clairement de nouvelles dispositions. Et même si l’ombre de Falkous plane encore ( Zulu Radio Star, Sputnik) , elle s’estompe peu à peu alors que le groupe affranchit ses propres pulsions frénétiques. A la fois binaire et déglingué, Raging Shouts est un album à la bipolarité pétillante, offrant une part de gaieté dans ce que Georges Abitbol appelait ‘ Un monde de merde’ . Thierry Mabon
ROCK’IN’SHAKE
Parce qu’il est important de pratiquer régulièrement une activité physique, le nouvel album des Dakiniz est le compagnon idéal pour vous défouler, d’autant plus en cette période de confinement. Investissez vos jardins ou vos salons. Neuf pistes durant, vous pouvez lâcher prise et décharger ainsi toutes vos frustrations et rages intérieures. Renouvelez l’opération à volonté et vos tympans ne démordront pas du rock garage de Raging Shouts . Vous êtes désormais parés pour une séance d’aérobic vitaminée qui permet de recharger les batteries et de permettre à votre visage de retrouver le sourire.
PERTE ET FRACAS
Le noise-rock de Dakiniz possède cet aspect bondissant et entraînant de feu la bande de Falco, avec plein de spasmes nerveux, de torsions ludiques et de gimmicks accrocheurs, l’art de circonscrire leur bouillonnement interne dans des morceaux percutants et structurés avec juste ce qu’il faut de débordements pour que ça vive là-dedans et que les imperfections demeurent. Le reste leur appartient. Le chant habile oriente l’humeur de la compo, passant sans problème par des tonalités tour à tour intenses, braillardes, amusantes, mordantes ou plus sobrement mélodiques. Les riffs stimulent et regorgent de trouvailles séduisantes pendant que la rythmique bataille hardiment, bref de quoi assurer des morceaux gagnant en impact au fil des écoutes, défilant sans temps mort et se terminant par le final bien nommé The Last One s’étalant sur plus de sept minutes et démontrant que Dakiniz sait aussi tenir en haleine sur longue distance avec plus de complexités dans les rouages. Une belle découverte ne demandant plus qu’à se répandre. SKX
EXITMUSIK
Première chronique écrite en cette période de confinement et ces temps bien incertains. Le hasard a voulu que ce soit pour un groupe qui a intitulé son album Raging Shouts . Et qui pratique un rock viru(s)lent et urgent, parfait pour notre état d’esprit du moment. Dakiniz, trio parisien, publie ici un deuxième album qui donne furieusement envie de hurler sa frustration. De péter la gueule aux discours anxiogènes. De repousser les murs. De retrouver ses potes au milieu d’un pogo dans une salle de concert. Bref, du rock comme on en a bien besoin ces derniers jours. Basse en avant, guitares aux riffs tranchants, batterie qui claque, chant enragé. Recette qui peut paraître éculée mais hautement efficace… Servi par une production impeccable et sans fioritures. C’est calé au millimètre. Le groupe maîtrise son sujet et a en plus bien ménagé ses effets. Une entrée tonitruante et sans préliminaires avec l’excellent « NWO » qui n’est pas sans rappeler le Queens Of The Stone Age de Josh Homme (notamment le chant). Une fin de disque dantesque avec le bien nommé « The Last One », 7 minutes 30 de haute volée avec une outro du plus bel effet. Et une petite bombe aux riffs et refrains addictifs avec l’imparable « Handbrake » que l’on a bien envie de mettre à donf fenêtres ouvertes pour expliquer au voisinage avec quelle hargne on va tous repousser le virus. (...) Parfois, un disque vous ramène à un évènement marquant de votre vie. J’espère que le groupe Dakiniz ne m’en voudra donc pas de ramener son deuxième album à cette foutue pandémie mondiale… Quand j’y repenserais une fois l’épreuve passée, je les remercierais en tout cas d’avoir accompagné mon début de confinement avec la musique que j’avais envie d’entendre à ce moment précis. Raging Shouts. Sonicdragao
MUZZART
Les franciliens tirent à vue et, forts d’un son aux petits oignons, nous mettent des gnons tout au long de l’opus. Trépidant, empruntant à la noise, au courant garage, au post-punk et y intégrant des hurlantes à la Mc Lusky, ils ne relâchent pas l’étreinte, tendus et rageurs de A à Z. Dakiniz, remonté, composte sa portée sonique. Tout en jets impulsifs et offensifs, il paraît être en capacité d’aller titiller les grands de sa mouvance. Il y a là de la rage, partout. Du niveau élevé…partout. De l’intensité…partout. On ne parlera peut-être pas d’album de la confirmation “parce que c’est le deuxième”; c’est d’une stupidité sans nom et de toute manière, les gars avaient fait leurs preuves avant cela. Mais l’excellence récurrente de ce disque leur fait, incontestablement, franchir un palier supplémentaire. Will Dum
442ème RUE
Trio parisien qui pourrait jouer les réfugiés artistiques tant leur musique fleure bon la noise déglinguée à l’américaine, Dakiniz étale complaisamment une petite dizaine de pépites burlesques, avec les compliments de la maison. C’est salement abimé dans le traitement et l’exécution ("Handbrake"), cruellement punk dans l’esprit ("Zulu Radio Star"), c’est méchamment pugnace dans l’atavisme ("Score One For Satan") à la croisée de Sonic Youth pour l’aventure ("The Last One"), Devo pour le second degré ("The Mario Bros Nemesis") ou les Melvins pour la rage classieuse ("Fucked For Ages"). Eux ajoutent Fugazi ou Jesus Lizard dans leur playlist strictement personnelle, c’est pas faux non plus. Tout ça est bourré d’énergie, même si ça ne proteste pas par pur réflexe pavlovien à chaque note ni à chaque seconde. La formule en trio a ceci de bien, c’est qu’on ne peut pas vraiment de regarder le nombril en se reposant sur les autres pour assurer le bifteak. Chacun doit aller au charbon pour que l’ensemble tienne la route, sinon c’est droit dans le mur avec d’importants dégâts collatéraux. Bien qu’ils existent depuis 2012 et qu’ils aient déjà deux EP et un premier album dans la musette, dont deux de ces disques produits par Laurent Ciron (Dogs, Cinders), Dakiniz sont encore injustement cantonnés à un anonymat qui frise l’indécence. Je n’avais jamais entendu parler d’eux jusqu’à cet album. Dallas n’est pas le seul univers impitoyable dans ce monde où l’instinct grégaire importe plus que celui de la découverte. Au moins j’aurai apporté ma modeste briquette à l’édification de leur futur mémorial.
LES OREILLES CURIEUSES
Composé de neuf titres, Dakiniz sort l’artillerie lourde avec ces riffs massacreurs et ces rythmiques lourdes et plombantes. Il suffit d’être convaincu par la puissance abrasive des morceaux tels que « NWO » qui lance les hostilités mais également « Zulu Radio Star » et « Score One For Satan » que l’on ne peut pas écouter en restant assis. Le trio parisien balance du bon gros son bien noisy avec « The Mario Bros Nemesis » et « Fucked For Ages » ou d’autres plus pop avec « Handbrake » en le faisant avec classe et distinction. Ainsi, Raging Shouts libère toute la puissance et la rage que dégage le groupe de façon concis et expéditif.
Mowno 2
Avec ‘The Taste Is Good But The Smell Is Better’, Dakiniz passe le cap du premier album. Toujours avides d’un rock abrasif et foutraque, les parisiens promettent de nous asseoir du côté de la bonne humeur en délivrant douze titres décalés d’où l’aura d’Andy Falkous ( McLusky , Future Of The Left ) transpire par tous les pores. Passée cette similitude obsédante, c’est bel et bien avec des amplis surchauffés que le trio lâche des compositions frénétiques, ou voix malicieuse et instrumentations tordues se mettent en ordre de marche au service d’une production imparable, résolument rock. Refrains aux allures d’hymnes déglingués et arrangements accrocheurs assurent quant à eux le relief de titres aussi courts que copieux. En misant ainsi sur l’efficacité immédiate, Dakiniz joue avec nos nerfs et nos guiboles. Du coup, que l’on se tortille sur ‘Self Love’, ‘Go Gosling’, ‘Tv’, les excellents ‘Kidz’, ‘Vietnamese Canibal’ et ‘Jimmy’, ou que l’on gigote seulement sur ‘Muscle Iggy’ et ‘Customize Your Girlfriend’, rien est laissé pour compte. Le groupe se permet même une énième fantaisie, en concluant brillamment son disque sur une reprise originale et bien manœuvrée de ‘(Get) A Grip (On Yourself)’ des Stranglers. Captivant de bout en bout, ‘The Taste Is Good But The Smell Is Better’ est un condensé de rock noise explosif, ficelé avec minutie dans un décalage permanent. Dakiniz y déploie un engagement sans faille qui, délivré avec générosité, nous entraîne dans une communion aussi fougueuse que détraquée. Thierry Mabon
Mowno 1
Sur pied depuis 2012, Dakiniz décline un noise rock viril et abrasif qui n’est pas sans s’offrir aussi quelques écarts pop. Auteur d’un premier Ep éponyme en 2013, à l’identité musicale encore incertaine, le trio réédite cette année avec ‘Spontaneus Human Combustion’ et ses quatre titres généreux rappelant les regrettés McLusky : une influence, parmi d’autres, dont le groupe ne veut/peut pas se cacher. Tout juste disponible au téléchargement et en streaming, la totale est en écoute ci-dessous. A découvrir également le 2 octobre à Paris, au Gibus Café. Matthieu Choquet